L'objet de notre association est de faire connaître, aimer et comprendre la musique et la diffuser toujours dans la convivialité.

 

Des concerts, apéritifs-concerts, goûters en musique, lecture de grands textes, expositions d'instruments, master-classes... une variété d’événements a pu satisfaire votre curiosité et votre sensibilité lors du Printemps Musical puis du festival d'été Paray-en Musique| Musique en Patrimoine. Maintenant, vous allez pouvoir savourer notre saison 19-20 avec tout autant de plaisir

 

Les artistes internationaux et les jeunes talents, les élèves et les professeurs des écoles de musique feront résonner les sites historiques de Paray-le Monial, le Cloître , ses galeries et sa salle des boiseries, le Musée du Hiéron et la Basilique. 

Le président, Patrice BOINET

Marleen et Sigiswald KUIJKEN, Marco HORVAT présidents d'honneur.

Vendredi 20 mars, 18h, Musée du Hiéron, Paray le Monial.

Présentation officielle de la saison d'été et récital de clavecin par SKIP SEMPE. Entrée libre

Skip Sempé est né à la Nouvelle-Orléans. Il s'est rapidement installé en Europe et a travaillé avec Gustav Leonhardt à Amsterdam. Le grand maître du clavecin a tout de suite vu en lui une personnalité singulière et hors-norme.

Skip Sempé ne s'est pas contenté de parcourir le monde comme virtuose de l'instrument à cordes pincées: il a fondé dès 1986 l'un des meilleurs ensembles de musique baroque: Capriccio Stravagante, dont les interprétations flamboyantes lui ont valu les plus grands prix du disque et les plus grands succès.(notre association avait reçu cet ensemble en 1991, à Cavaillon)

Skip Sempé est l'un des grands clavecinistes qui ne joue pas comme tout le monde. Son toucher, son imagination, son audace, ne doivent rien au hasard: ces qualités sont le fruit d'un travail constant de musicologie et de réflexion. Elles le placent au plus haut et le rendent inimitable!

Programme:

Musique entendue par François Couperin

 

 

I

Jean-Henri d'Anglebert (1635-1691) : Prélude en Sol

 

Jacques Champion de Chambonnières (1601-1672) : Allemande L’Affligée / Sarabande

 

 

II

Louis Couperin (1626-1661) : Prélude en Fa / Tombeau de Monsieur de Blancrocher

 

 

III

Louis Couperin : Prélude en Ré / Courante / Sarabande / Canaries

 

Jean-Henri d’Anglebert : Tombeau de Monsieur de Chambonnières

 

Louis Couperin : Chaconne

 

 

IV

Louis Couperin : Prélude en Ut

 

Jacques Champion de Chambonnières : Courante

 

Johann Jakob Froberger (1616-1667) : Tombeau de Monsieur Blancrocher

 

Louis Couperin : Passacaille

 

 

V

François Couperin (1668-1733) : Prélude en La / Les Vieux Seigneurs : Sarabande grave / La Divine-Babiche ou les amours badins / Sarabande La Dangereuse /

Musette de Choisy / Musette de Taverny

Si « les Amis de la Musique" avaient existé dans les années 1680-1690, il est sûr que les Parodiens auraient eu l'occasion d'entendre un jeune claveciniste et organiste que tout Paris considérait comme le plus brillant musicien de sa génération. D'ailleurs, sa famille n'était-elle pas titulaire de la tribune de l'orgue de Saint Gervais depuis le début du siècle, depuis l'aïeul Mathurin ? Le très grand surintendant de la musique Michel-Richard Delalande n'avait-il pas lui-même assuré l'intérim de cette charge en attendant la majorité de François ?

Car il s'agit bien de lui : François Couperin, dit « le Grand », en opposition à un oncle un peu trop porté aux délices bachiques... lui qui va très vite obtenir la tribune de Versailles, lui qui aura pour élèves une grande partie des enfants de Louis XIV, naturels et bâtards, lui qui sera unanimement admiré, joué partout, copié de la main même de Bach, lui l'intime du roi, puis du Régent. François Couperin, fut certes un génie, mais un génie a besoin malgré tout d'une formation. L'art de la composition, le jeu du clavecin, l'ornementation lui furent enseignés par la famille. Mais la musique qu'il entendit quotidiennement dans sa jeunesse, correspondant à la période la plus brillante du règne du Roi Soleil, celle de Bossuet, de Racine, de l'élégance et de l'émotion la plus contenue, a affiné son goût, son sens de la mesure et son style.

Louis Couperin, autre grand génie de la famille, est mort sept ans avant sa naissance. Gageons que l'enfant a largement bénéficié de la lecture des manuscrits de l'oncle trop tôt disparu. La mélancolie de l'un se retrouve bien chez l'autre également, tout comme bien des formules rhétoriques, un goût prononcé pour l'impair et une sûreté de ton unique. Cet oncle Louis, a qui Louis XIV en personne avait proposé la charge de violiste après celle de claveciniste, qu'il avait refusée pour ne pas nuire à son titulaire Chambonnières, avait connu l'allemand Froberger, lui-même élève de Frescobaldi, et ami de D'Anglebert, claveciniste de Lully...

Les Couperin étant originaires de Chaumes-en Brie, quoi de plus naturel que le goût du terroir et des musettes côtoient si aisément les plus fines musiques de cour ?

Skip Sempé nous invite à écouter des musiques de clavecin que François Couperin a certainement entendues et appréciées. Il nous convie à une heure d'intimité avec celui que Pierre Citron nommait « le géomètre du mystère ».

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Nous remercions la municipalité de Paray-le Monial pour son aide, et tout particulièrement Monsieur Nesme, son Maire, mais aussi Dominique Dendrael, conservateur du musée du Hiéron, et Géraldine Ballot, directrice de l'Office de Tourisme. Merci également  à Nathalie Boulnois pour sa création du logo des 'Polyphoniales'. Merci également à la SNCF pour son partenariat.

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